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 THE PAIN GETS WORSE. (milo)

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Joan Gilliam

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MessageSujet: THE PAIN GETS WORSE. (milo)   Jeu 21 Juin - 21:29

(c) waterfall & pepperland

The pain gets worse, it really hurts.

Je sais pas. C'est ça les trois mots qui envahissent mon esprit depuis dix putain de jours, et chaque question qu'on ose me poser depuis a droit à cette phrase pour réponse. Je sais pas. Je suis qu'une petite conne perdue qu'enchaîne les erreurs et, qui, par conséquent, déraille complètement. C'est ça que je devrais répondre plutôt que ces mots s'approchant de l'indécision, le truc, c'est que j'ai jamais su me confier. J'ai jamais su correctement m'exprimer. Alors quand on me demande comment je vais, je réponds simplement que j'en sais strictement et foutrement rien. Parce que ma sœur et moi avons décidé de commencer une guerre froide établie par un silence radio, Clay est un idiot incapable de savoir ce qu'il veut -remarque un peu ironique venant de l'indécise number one- et puis il y a Léon, aussi. Ce foutu délinquant incapable de me répondre correctement, comme je le voudrais, et qui me rend folle, c'est tout.

Dans ces cas-là, quand j'ai envie de dire merde à tous, il n'y a que Milo que je veux voir, le seul capable de réparer tous mes maux en décrochant un sourire. Même si c'est un petit sourire, même s'il est misérable, ça fonctionne à tous les coups. Seulement voilà, je sais pas pourquoi, on s'est regardés d'une façon telle que, tout ce que j'avais envie à ce moment, c'est que nos lèvres se scellent et qu'on ne fasse plus qu'un. Apparemment l'envie a été mutuelle parce que c'est ce qu'on a fait. On s'est donnés l'un à l'autre alors qu'on ne s'était jamais imaginés dans un contexte pareil, et le lendemain, j'ai même pas pu le regarder dans les yeux, comme si, je sais pas, je venais de coucher avec mon cousin. Je crois que je pourrais jamais oublié le moment de quitter son appartement, avec cette marche de la honte qu'on ne voit que dans les fictions, mais qui existe finalement vraiment. Ouais, alors je sais pas, je sais plus si ça ira, depuis ces dix fameux jours. Milo était mon unique remède contre tout ce bordel, mes douleurs et maintenant qu'il est plus là, j'ai trouvé que l'alcool comme compagnon -c'est ça le problème d'être insupportable, on a pas beaucoup d'amis.

Ce matin, quand je me suis levée avec trois grammes dans chaque œil et avec une gueule de bois telle que j'ai cru ne jamais pouvoir tenir debout, j'ai marché avec automatisme, comparable à un robot, à l'unique endroit où je voulais aller. La boulangerie. Parce que les donuts ont toujours été les seuls capables, depuis ma tendre adolescence, à combler mon excès d'alcool et à parvenir à refaire de moi une personne « normale » -enfin, ça dépend comment vous définissez la norme. Puis je le vois de l'autre côté du trottoir, et mon cœur se met à batte irrégulièrement, à exploser. Je suis assise sur le béton, bouffant sans aucune retenue tous mes donuts et je dois me reprendre à deux fois pour me relever, puis je traverse la route à sa rencontre, sans prendre la peine de regarder si une voiture va m'écraser ou non. C'est pas ma faute à moi, mon papa a pas eu le temps de m'apprendre la prudence. « Chaton. » Dis-je, en me jetant dans ses bras comme une enfant. Je sais bien que ce surnom est ridicule, mais je l'ai toujours nommé comme ça depuis presque toujours, trouvant que son nez fin et son sourire malicieux rappellent ce félin. Puis quand je me détache de lui, la réalité me rattrape, et je me souviens de ce qu'on a fait, ce qui, inexorablement, me fait rougir comme une idiote. Je regrette. D'autant plus en me rappelant le plaisir que j'ai pris dans ces instants. « Ce sont de nouvelles chaussures ? » Je sais pas pourquoi je dis ça, c'est pas comme si on parlait souvent de vêtements et accessoires, mais je crois que j'ai juste besoin qu'on parle de quelque chose, afin que j'évite de me rappeler cette nuit.

Spoiler:
 

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Milo Buckley

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MessageSujet: Re: THE PAIN GETS WORSE. (milo)   Sam 23 Juin - 11:48

La vie de Milo était un vrai calvaire. Et que ce soit avant sa cure de désintoxication ou depuis qu'il en était sortit, il ne voyait absolument aucune différence. Les jeux, il n'y pensait plus, ou presque. Mais l'alcool et la clope étaient désormais devenues ses meilleures amie pour combler ce manque qui faisait un vide énorme dans sa misérable petite vie. S'il y a quelques années l'espagnol passait ses journées sur internet ou dans des salles de jeux sans voir le temps passé, désormais chaque minute lui semblait devenir une heure. Un clope au bec, il tira une énième fois et inhala le tabac en fermant les yeux, comme pour profiter de ce moment qui le détruirait encore un peu plus de l'intérieur. Sentir le tabac descendre jusqu'à ses poumons et les brûler doucement, laissant une sensation de chaleur et bien être interne qui se révélait être éphémère au possible. Il écrasa son petit moment de bonheur par terre et, comptant les quelques dollars qu'il lui restait en poche, il s'acheta un pauvre petit pain qu'il avala en moins de deux. Il fut un temps, Milo n'avait pas besoin de compter ses sous dans sa main amaigrie et sale de tous les travaux que lui demandait son oncle, seule personne de sa famille qui ne l'ai pas oublié. Les billets, il les laissait traîner partout, ne s'en souciant guère. D'ailleurs, il n'allait même pas lui même acheter son petit déjeuné. Généralement, il se le faisait payer. Pas l'hôtel qui retirait directement sur son compte bien remplit ou par une jolie demoiselle restée là pour la nuit. Aujourd'hui, Milo se retrouvait seul. Et son esprit se révélait être tellement embrouillé que personne n'osait s'approcher de l'espagnol fou, pauvre timbré sortant d'une cure de désintoxication, aux mains et à la figure souillée par des travaux ardus et assidus. Son petit pain avalé, son estomac en réclama encore. Un petit pain. Voilà tout ce qu'il était capable de s'offrir jusqu'à midi. Si au fond il ne saurait comment remercier son oncle pour sa gentillesse et son hospitalité, le vieil homme tirait de lui plusieurs compensassions. Mais Milo n'avait absolument pas de quoi se plaindre. Et à vrai dire, il ne parlait que peu, se renfermant un peu plus chaque jour sur lui même, espérant qu'un jour il puisse avoir le courage de se foutre en l'air et quitter cette belle merde qu'était sa vie. Il ne repéra pas tout de suite la jolie tête blonde assise sur le trottoir en face de lui. Et s'il avait put la repérer avant qu'elle ne le fasse, le bel espagnol se serait certainement enfuit. Joan, il n'avait aucune envie de lui faire face. La voir lui faisait un pincement au coeur et sa lâcheté lui ordonnait de fuir leur problèmes comme on fuit la peste. Ils avaient été faibles alors que l'amitié que la jeune femme lui portait était la seule chose à laquelle il avait put s'accrocher dans ses heures les plus sombres. Elle avait été un pilier à sa reconversion et il lui en était reconnaissant. Seulement, les évènement récents avaient absolument tout chamboulé dans sa tête déjà bien encombrée. Et Milo n'avait aucune envie de se confronter à ce genre de choses qu'il considérait comme futiles mais que Joan avait l'air de trouver importantes. Ah, les femmes. Il l'accueillit néanmoins au creux de ses bras et laissa son visage se plonger dans ses cheveux clairs à l'odeur fruité qui chatouilla ses narines doucement. Elle sentait bon l'été. « Hey, princesse. » articula-t-il doucement, de sa voix grave et suave mal assurée. Il avait beau connaître la demoiselle depuis des années et désormais sous toutes ses coutures, le rose lui monta au joues et une boule se forma dans son ventre, le laissant béat comme un adolescent pré pubère. Il embrassa furtivement sa crinière blonde et laissa une distance raisonnable s'installer entre eux, évitant consciencieusement son regard qu'il lui était impossible de soutenir. « Je peux avoir un bout de ton donuts ? » Aucune réponse à sa question, la faim avait parlé pour lui. Pas honteux pour un sous, Milo osa enfin plonger ses yeux noisettes dans les prunelles océan de sa meilleure amie (si le qualificatif était toujours d'actualité) et sourit. Franchement. Un sourire adorable de petit cocker pour l'amadouer et tenter de briser ce silence horriblement pesant qui s'était installé entre eux.

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Joan Gilliam

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MessageSujet: Re: THE PAIN GETS WORSE. (milo)   Mar 26 Juin - 14:16

Je suis pas cette fille qu'on envie par son nombre incroyable et incalculable de qualités, non. Je connais pas la pitié envers les autres, je sais pas me tempérer quand il faut, je fais des erreurs, et je suis complètement dépourvue d'empathie. La moindre sympathie et compassion que j'ai, parfois, elle n'est que pour Milo, ce grand garçon qui me donne envie de le prendre dans mes bras pour faire disparaître toute traces de douleur, ce grand garçon qui a tellement à supporter, tant de poids sur les épaules, que j'aimerais parfois aspirer toute cette souffrance pour l'endurer, moi. « Hey, princesse. » Pendant ne serait-ce que quelques secondes, je me prends à croire que tout est revenu à la normale, et que cet incident est effacé de nos pensées pour l'éternité. Mais je réalise bien après, à cause de ce silence pesant et cette atmosphère tendue, qu'on arrive pas à passer outre, qu'agir en prétextant l'ignorance de cet acte n'est pas une réussite. Je crois que je suis bonne qu'à enchaîner les erreurs, j'échoue dans tout, et je m'en foutrais, si au passage je n'écrasais pas le cœur des gens que j'apprécie : entre l'engueulade avec ma sœur jumelle, le baiser déposé sur les lèvres interdites de son amoureux et la partie de jambe en l'air avec mon meilleur ami, on peut sans aucun doute m'attribuer le prix de la plus grosse gaffeuse, ou de la plus idiote. Sortez la couronne et l'écharpe, je veux croire qu'au moins, j'excelle dans un domaine.

« Je peux avoir un bout de ton donuts ? » Dit-il, en fixant longuement la nourriture que je tiens entre mes doigts, comme si c'était un objet de désir, ou je sais pas. Alors moi aussi je me mets à regarder mon donut qui me fait envie, et quand je me prépare à le rembarrer comme je sais si bien le faire, je relève la tête et tombe nez à nez avec son sourire qui m'amadoue, qui me laisse même sans voix. Le fourbe, voilà qu'il utilise cette tête adorable qui m'a toujours fait craquer. « Tiens, tu peux tout prendre, j'ai plus faim. » C'est drôle, parce que Milo a beau être bien plus vieux que moi, j'ai toujours voulu, du haut de mes vingt-trois ans, prendre soin de lui, autant qu'il prend soin de moi. Peut-être parce qu'on connaît l'amitié véritable, celle qui veut qu'on se protège autant l'un et l'autre. L'amitié qu'on a. Ou qu'on avait. L'image de ses doigts parcourant sans timidité mon corps. Ses lèvres humides semblant s'être éprises de mon cou. Ça picote dans mon ventre mais je sais pas si c'est par regret ou par désir, et je crois que ça résume bien l'idée qu'on a tout gâché ce qu'on partageait. Je m'installe alors sur le trottoir, ma fatigue m'empêchant de tenir debout un plus longtemps, puis je fixe longuement mes chaussures, trouvant une soudaine passion dans cette action, peut-être pour éviter d'affronter cette réalité qui ronge, cette vérité qu'on n'arrive plus à être aussi naturels qu'avant. « Je ressens bien qu'on arrive pas à oublier ce qu'on a fait. J'avais pas forcément envie de parler de ça, mais s'il faut passer par là pour qu'on redevienne les Milo et Joan qu'on était, autant avoir cette discussion, n'est-ce pas ? » Je repense à la dernière fois où j'ai eu envie de mettre les points sur les i, combien ça a donné des cris, des baisers, des confrontations, mais surtout une souffrance, ma douleur. Je voulais pas de tout ça avec Clay, c'est interdit que ça passe ainsi aussi avec Milo. Si je dois m'oublier pour éviter la dispute, si je dois me mordre le plus fort possible l'intérieur de la joue pour contenir ma véritable pensée, qu'il en soit ainsi. Si ça m'évite de perdre mon meilleur ami. « Je suis sûre que si on a fait ça, cette nuit-là, c'est à cause de ce qu'on a mangé, ça devait être aphrodisiaque, ou il y avait de la drogue dedans, je sais pas. C'est la seule explication que j'ai. » Dis-je, ne lâchant toujours pas des yeux mes lacets à la base blanc, devenus noircies par la crasse et l'âge. « Si on a fait ça », c'est bien ce que j'ai prononcé, et ça me fait légèrement sourire. J'ai l'impression d'être alors cette enfant qui ne peut pas dire l'expression faire l'amour sans rougir et qui détourne la tête en voyant des personnes s'embrasser, trouvant les bisous dégoûtants.

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