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 Here I go, I'll tell you what you already know. [r.]

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Largo Harper
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MessageSujet: Here I go, I'll tell you what you already know. [r.]   Sam 16 Juin - 20:16


If you love me with all of your heart. If you love me.
I'll make you a star in my universe.

♪ ♪ ♪

« BOUGE TON TAS DE FERAILLE SALE C*N ! » La voix de Largo fut couverte par les coups de klaxons qui accompagnèrent ses jurons alors qu’il tentait de se frayer un chemin dans les bouchons à la sortie de Tulsa. Pourquoi tous les habitants avaient-ils décider de quitter la ville à la même heure ? Et d’ailleurs qu’est-ce qu’ils allaient foutre en dehors de Tulsa ? Le pied de Largo ne cessait de jouer avec la pédale d’accélérateur puis de frein alors que sa main se crispait sur le levier de vitesse. Il était d’une nature patiente en général mais cet instant était trop crucial pour qu’il laisse une file de voiture tout gâcher. Il devait trouver une solution, au plus vite. Ses yeux se posèrent sur le gyrophare portable dans la boîte à gants. Il s’était toujours refusé de l’utiliser à des fins personnelles parce que c’était contre les règles et qu’il avait toujours respecté les règles. Mais aujourd’hui tout était différent… Il l’attrapa d’un geste vif et le colla sur le toit de sa voiture en faisant vrombir son moteur alors que la sirène s’enclenchait. Aussitôt les voitures montèrent sur les trottoirs pour lui ouvrir la voix. Enfin ! Il se jeta dans le trafic, pied sur l’accélérateur, regard fixé au loin.

Quelques minutes plus tôt à la caserne.

« Dis Harper, ta minette elle s’appelle pas Dickens ? » Presque aussitôt électrisé par la remarque de son collègue, Largo, occupé à laver à grands eaux le toit du camion baissa la tête pour planter un regard noir dans celui du pompier qui se tenait au bas du véhicule. « Hé tout doux ! Je voulais pas faire de vanne pourrie… cette fois ! » S’exclama-t-il en levant les mains vers le ciel en signe d’innocence. « Oui bon, qu’est-ce que tu voulais dire alors ? » Marmonna Largo sans pour autant le lâcher du regard et redoutant ce que pourrait bien avoir à lui dire son collègue au sujet de Kensi. « Jackson et Ferry l’ont vue à l’hôpital y même pas vingt minutes. » Largo sauta du camion dans un mouvement maîtrisé et agrippa aussitôt son collègue par le col de son uniforme. « A l’hôpital ? Pourquoi ? Elle a eu un accident ? Elle allait bien ? » S’affola-t-il alors que son cœur s’emballait à l’idée qu’il soit arrivé quelque chose à Kensi. « J’en sais rien Largo, ils m’ont juste balancé cette info avant de retourner sur le terrain. Tu ferais mieux d’aller voir par toi-même… » Le pompier avait à peine terminé sa phrase que Largo avait quitté les lieux, se ruant sur sa voiture.

Retour au temps présent.

Se garant en catastrophe à deux pas de l’entrée de l’hôpital, Largo ne prit même pas la peine de saluer le personnel soignant qu’il connaissait et se rua vers l’accueil. « Est-ce que vous avez admis une Kensi Dickens récemment ? Dans quelle chambre est-elle ? Que s’est-il passé ? Elle n’a rien de grave ? » La jeune secrétaire, sans doute nouvelle et dépassée par les évènements se leva d’un bond, tremblante, impressionnée par la carrure de l’ancien militaire et la violence qu’il dégageait à cet instant. « Monsieur, je vais vous demander de vous calmer. Qui êtes-vous par rapport à Mademoiselle Dickens ? Nous ne dévoilons d’informations sur les patients qu’à des membres de leur famille. » Merde. Il le savait, et il avait toujours trouvé cette règle stupide d’ailleurs. Encore plus à cet instant. « Laissez tomber. » Lâcha-t-il d’une voix blanche. Il se débrouillerait seul si personne ne voulait l’aider à trouver réponse à ses questions. Et il se rua dans les couloirs de l’hôpital sans que la secrétaire n’ait eu le temps d’héler la sécurité. Alors qu’il arpentait les couloirs, son cœur menaçant de sauter hors de sa poitrine, les pires scénarios défilaient dans sa tête. Un accident de voiture. Une mauvaise chute. Ou peut-être avait-elle était prise à partie dans une de ces bagares de gangs si habituelles en ville… Ou alors c’était son père. Oui, c’était sûrement ça. Il avait dû lever la main sur elle une fois de trop et l’envoyer à l’hôpital. Largo s’était si souvent garé devant chez Kensi avec la ferme intention de descendre de voiture pour aller démonter la mâchoire de ce cher Monsieur Dickens. Et maintenant il regrettait de ne pas l’avoir fait. Une chose était certaine, voir la visage de Kensi tuméfier viendrait sûrement briser les dernières barrières qu’il s’était mises. Jetant un coup d’œil dans chaque chambre qu’il trouvait il tourna sèchement au détour d’un couloir, percutant de plein fouet la personne qui arrivait dans l’autre sens.


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Kensi Dickens

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MessageSujet: Re: Here I go, I'll tell you what you already know. [r.]   Sam 16 Juin - 22:55

Il existe un mal très commun, vécu comme un plaisir, partagé par tous les jeunes ayant trop vécu, trop fêté, trop bu et qui passent plus de temps à déglutir leurs boyaux dans des endroits improbables plutôt que de profiter réellement de ce que la vie à offrir. Bien évidemment, cela n'avait rien d'amusant, mais cela était une source perpétuelle et transgénérationnelle de réussite personnelle que de pouvoir boire à en vomir. Ce mal s'appellait l'alcool. Pour Kensi, ce drôle de liquide offrant l'oublie, l'ivresse et la destruction de soit était une douce échappatoire à tout ce qu'elle vivait. Elle n'avait pas de grands malheurs dans sa vie, ni vécu de catastrophes, mais un million de problèmes, et cela suffisait largement à l'enfoncer dans une torpeur violente qui la poussait souvent à s'auto détruire par l'alcool.
Mais comme tout médicament, drogue, plaisir, son corps s'était immunisé contre sa trop forte consommation et ses effets, et il était devenu impossible pour Kensi d'oublier celui qui occupait chacune de ses pensées, malgré le fait qu'ils s'étaient violemment disputés et qu'elle avait comprit avec amertume que cela avait sonné comme une séparation.

Kensi était assise sur un lit d'hôpital aux urgences, la main tendue dans le vide, observant vidée et fatiguée l'infirmière qui s'appliquait à recoudre sa main et son poignée parsemés de coupures. Elle se demanda à cet instant si l'infirmière imaginait qu'elle avait tentée maladroitement de mettre fin à ses jours. Pourtant Kensi ne se serait pas amusée à ce genre de pratique pour en finir avec ses jours. Déjà, elle avait trop de fierté et de plaisir à se complaire dans son malheur que mourir serait une réponse trop stupide, et c'est surtout qu'elle avait une peur maladive du sang. La raison était des plus simples et des plus idiotes. De rage, d'avoir fini une bouteille de martini blanc qui n'eut aucun effet escompté sur elle, elle l'avait lancé dans son lavabo de salle de bain, et rebondissant, avait détruit l'intégralité du miroir dix septième. Non seulement elle avait écopé de sept ans de malheur - et elle s'était d'ailleurs demandée si avec ses malheurs actuel ça n'allait pas s'annuler - mais elle avait détruit en plus une chose ancienne, chose qu'elle détestait. En tentant de ramasser les débris pour ne pas s'attirer les hurlements de sa mère.

Alors son exploit héroïque l'avait mené aux urgences en plus de trente minutes (car elle avait pris deux bus pour pouvoir y arriver, étant donné que l'alcool avait encore des effets sur elle) et elle avait tenté de prendre sur elle pour s'expliquer clairement, sans se faire envoyer à la section psychiatrique, qu'elle s'était coupée. Elle avait gardé sa bouche clouée, ses lèvres retroussées vers l'intérieur pour ne faire sortir aucune odeur d'alcool, mais l'infirmière lui jetait des regards toujours étranges et inquisiteurs. Soudain, elle entendit des voix s'élever dans le couloir, et l'une lui rappella un souvenir lointain, presque floue, mais elle savait qu'elle la connaissait. Elle sauta sur ses pieds et se rua dans le couloir, bousculant d'un coup d'épaule l'infirmière qui ragea. Elle se précipita dans le couloir et étant donné que la chambre faisait l'angle, elle accéléra le pas pour arriver dans le grand couloir principal. Mais elle se prit de plein fouet un corps massif et son nez s'écrasa dans un craquement aiguë. Elle ravala un juron et recula d'un pas, avant de se décomposer, livide.
« Largo ?! »
Prise au dépourvue, elle paniqua, et son corps voulut faire maladroitement plusieurs choses en même temps. Par habitude et par besoin constant, elle avait eu envie de l'embrasser, mais elle s'avança puis se recula, comme si elle avait maladroitement basculé. Dans le même temps, elle dissimula de façon peu discrète ses mains derrière elle, cachant ses bandages, honteuse qu'il l'a voit dans un état de faiblesse, surtout vu leur dernière discussion.
« Qu'est ce que tu fiches ici ? » fit-elle sèchement, avec pas autant d'agressivité qu'elle aurait voulu en ajouter.
En vérité, elle se doutait que cela avait un rapport avec son travail, et elle n'avait pas envie d'entendre que sa vie se déroulait parfaitement sans elle dans les environs...

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MessageSujet: Re: Here I go, I'll tell you what you already know. [r.]   Dim 17 Juin - 17:36

« Largo ?! » Le pompier releva immédiatement les yeux pour croiser un regard qu’il ne connaissait que trop bien. Bon, au moins il l’avait trouvée ! En voyant qu’aucune blessure apparente ne marquait son visage il soupira, soulagé. Il aurait voulu l’enlacer, lui dire qu’il avait eu la peur de sa vie en l’imaginant sur une civière mais quand il la senti se crisper il préféra ne rien faire. « Qu'est ce que tu fiches ici ? » Hum. Lui avouer la vérité ou lui répondre qu’un pompier dans un hôpital n’était pas si rare que ça ? Il tergiversa un instant avant de l’attraper doucement par le coude pour l’entraîner dans une salle d’examen vide et la forcer gentiment à s’asseoir sur le lit le plus proche. Il se posta devant elle, plongeant son regard dans le sien comme pour la sonder. Il ne pouvait pas la forcer à lui dire pourquoi elle était là. A dire vrai il n’avait pas même le droit de lui demander. Après leur dernière dispute il ne savait plus bien où se situait leur couple mais il paraissait clair qu’il n’avait plus aucune légitimité à ses yeux… Il serra les mâchoires et croisa les bras, mal à l’aise. Les aveux et longs discours n’avaient jamais été son point fort. S’épancher sur ce qu’il ressentait, avouer ses sentiments dans de longues tirades poétiques… « J’ai appris que tu étais à l’hôpital. Je voulais m’assurer que tu allais bien. » Finit-il par lâcher d’une voix faible et mal assuré. Il aurait pu lui dire qu’il s’était fait un sang d’encre, qu’il avait failli tuer dix personnes sur la route pour arriver plus vite. Il aurait pu lui dire qu’elle était bien trop importante à ses yeux pour qu’il laisse quoique ce soit lui arriver. Il aurait pu, et il aurait du, mais il en était bien incapable. Alice n’avait pas réussi à le changer en dix ans, et les déclarations qu'il lui avait faites se comptaient sur les doigts d’une main. Même sa demande en mariage avait été une des plus grandes tortures de sa vie…

Il se balançait d’un pied sur l’autre, mal à l’aise. Le Largo fier et fort que tous connaissaient semblait bien loin à cet instant. Il se sentait simplement faible et démuni devant Kensi. Il voulait être différent avec elle, pour elle, mais malgré tous ses efforts il avait l’impression que ce n’était jamais suffisant et qu’inexorablement la brune lui filait entre les doigts. Il baissa les yeux et découvrit seulement à cet instant les bandages qui enserraient ses paumes. Il se rapprocha immédiatement pour s’en saisir. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » Son ton franc et assuré habituel était de retour alors que son regard se posait de nouveau dans celui de la jeune femme. « Ne me dit pas que c’est ton père sinon je jure que cette fois-ci il ne s’en tirera pas comme ça ! » Il ne supportait déjà pas les hommes qui levaient la main sur femmes et enfants mais si en plus ça impliquait quelqu’un qu’il aimait… Il lâcha soudainement les mains de la brune et recula pour commencer à faire les cent pas, comme en proie à une réflexion intense. Il s’arrêta près de l’armoire à pharmacie scruta chaque flacon avant de faire le tour de la pièce et revenir devant la jeune femme. « Je suis désolé Kensi. » Les poings crispés il ne lâchait plus son regard. Il présentait rarement ses excuses, la plupart du temps parce qu’il n’estimait pas les devoirs à qui que ce soit, mais il ne supportait plus ces non-dits et ces tensions qui pesaient sur leur relation. « Je sais que je ne suis pas le gars le plus démonstratif de la planète. Ni le plus bavard. » Se justifia-t-il maladroitement sans vraiment savoir où son discours allait le mener. Il enfonça ses mains dans ses poches et se mordit violement la langue pour s’empêcher de dire une bêtise qu’il regretterait encore pendant des semaines. « Je suis pas doué avec les mots, j’ai fait carrière dans l’armée, les discours n’étaient pas notre arme de prédilection. » Ajouta-t-il d’une voix éteinte. Il parlait peu de son passé. Parce qu’il était douloureux et parce qu’il ne voyait pas l’intérêt de le remuer sans raison alors que le présent n’attendait que lui. Il se rapprocha pour poser une main rugueuse sur la joue de Kensi et se pencha vers elle pour que leurs fronts se rencontrent. « Je tiens à toi Kensi, plus que tu ne pourrais te l’imaginer. Plus que je n’aurais pu me l’imaginer moi-même. Et je suis navré de ne pas réussir à te le montrer plus souvent et plus clairement. » L’aveu était lâché. Il savait que ça ne réglerait pas tous leurs problèmes, il savait que de nombreuses questions restaient sans réponse entre eux et que leur histoire ne serait probablement jamais simple, mais c’était un début. « Je suis désolé. » Répéta-t-il dans un souffle, appréhendant la réaction de celle qu’il savait imprévisible.

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Kensi Dickens

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MessageSujet: Re: Here I go, I'll tell you what you already know. [r.]   Dim 17 Juin - 20:17

Kensi était depuis toujours, une incroyable bavarde. Tout ce qui lui passait par la tête, elle le recrachait, ne filtrant jamais ce qui en sortait. Ce besoin maladif venait d'un mal être qui la poussait à toujours vouloir tenter de faire savoir aux autres ce qu'elle pensait d'eux, pour qu'ils fassent de même avec elle. Elle craignait, bien sûr, l'abandon et cachait cette peur obsessionnelle sous son flot de parole pour établir une franchise sans mur. Et pourtant, une seule personne sur terre avait réussi à faire changer Kensi sur cela, et c'était Largo. Quand il était là, elle aurait pu rester des heures entières sans rien lui dire, juste à le regarder, car son regard sur elle suffisait à la rassurer. Ses maigres paroles, son air ronchon et ses difficultés à réellement dire ce qui lui traversait l'esprit, elle l'avait accepté, et elle avait même adoré car il avait réussi à sa façon à lui, à lui faire comprendre qu'elle pouvait compter sur lui. Ces moments étaient pourtant perdus, car ce qui lui avaient dit il y a quelques semaines de cela lui avait brisé le coeur. Tout ce qu'elle avait cru, et surtout le fait que lui, contrairement aux autres, ne la décevrait jamais, s'était envolé en une fraction de seconde.

Cette fois donc, Kensi se tut, non pas parce qu'elle était heureuse, comme tous ces beaux moments, mais parce qu'elle ne pouvait plus rien lui dire. Elle qui se faisait passer pour une caïd forte et sans coeur n'était qu'un déchet sans principe quand il était là car elle se battait à s'en déchirer l'âme pour ne pas le supplier de la reprendre à nouveau. Elle se laissa donc faire, telle une poupée de chiffon et assise sur son lit d'hôpital, l'observa comme à travers un bocal où elle était piégée, incapable de réagir. Elle l'entendit sans l'écouter, l'observa sans le regarder, et sursauta quand il saisit ses poignées. « Rien du tout » gromela-t-elle, tentant de ne pas relever sa réflexion sur son père. C'était un de ces nombreux sujets sensibles où il avait toujours agis à la perfection, et elle pourrait fondre en larme stupidement rien que pour s'être enquéris de savoir si son tortionnaire de père était le responsable de ses blessures. Alors qu'il faisait les cent pas, les mots « Je suis désolé Kensi » tombèrent en elle comme une pierre frappe l'eau calme. Ses yeux s'écarquillèrent et son souffle fut coupé. Ce genre de chose, il le disait rarement, elle le savait et c'était pour cela que ça avait toute son importance. Il était sur sa lancée, elle le savait. Et le secret était de ne pas effrayée la bête et de la laisser s'approcher. Elle l'écouta, le coeur battant, chacun de ses mots se gravant en elle comme le couteau tranchant la chair pour y laisser des marques.
Lorsqu'il déposa sa main sur sa joue, une boule de feu grandit en elle, et cette fois, par l'accumulation de tout ce que Largo venait d'accomplir avec courage - car elle savait qu'il lui en fallait pour faire et dire tout cela - elle craquerait. Sans réfléchir, alors qu'il réitérait ses excuses, elle passa ses bras autour de lui et l'embrassa avec force. Cela n'avait pas lieu d'être, car elle lui en voulait toujours, mais elle s'en fichait car l'impulsivité avait repris le dessus. Une seule larme coula au bord de son oeil gauche, et elle se recula avant qu'elle ne frôle leurs lèvres, l'essuyant d'un revers de main. Elle attrapa alors son sac à main sur le côté, sans oser le regarder.
« C'est moi qui suis désolée ... »
Elle se retourna complètement, car elle savait qu'elle allait sûrement pleurer après ce qu'elle dirait.
« Parce qu'après ce que tu m'as dit je ne sais pas si je peux encore te laisser jouer avec moi. Je t'avais dit de revenir si tu assumais notre histoire et je le pense encore. Donc soit tu me prouves que tu tiens vraiment à moi, ou tu continues de te comporter comme si je n'étais qu'une passade d'homme marié qui a besoin de se sentir jeune à nouveau »
Elle se rendait compte que c'était très violent de sa part de lui dire cela, surtout après qu'il se soit ouvert ainsi à elle, mais elle ne pouvait se permettre de le laisser s'échapper de la réalité quand bien même il aurait mérité qu'elle oublie tout pour avoir été aussi parfait pendant ces quelques minutes. Elle espérait à présent qu'il ne se refermerait pas et s'enfuirait en courant.

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MessageSujet: Re: Here I go, I'll tell you what you already know. [r.]   Lun 18 Juin - 17:38

Largo avait arrêté depuis un bon moment de faire attention aux ‘conseils’ qui lui prodiguaient ses proches au sujet de sa relation avec Kensi. S’il avait longtemps prêté oreille attentive à leurs « tu devrais la quitter, pour son bien » ou encore « si tu tiens vraiment à elle, si tu veux qu’elle soit heureuse, laisse la trouver quelqu’un de son âge, quelqu’un qui lui convient, quelqu’un de stable ». Il les avait même cru pendant un temps, s’éloignant alors de la brune pour la laisser faire elle-même ce choix. Mais il n’avait pas supporté de ne plus lui parler quand la en avait envie, de ne plus la serrer dans ses bras, de ne plus sentir son odeur envahir son appartement. Il avait détesté cela. Il avait alors pris la décision de ne plus écouter personne d’autre que Kensi et son propre cœur. Il ne pouvait expliquer à personne ce qu’il ressentait pour elle, il savait simplement qu’elle le rendait meilleur, et surtout plus heureux. Il avait également la conviction que le sentiment était réciproque, et qu’à sa façon il parvenait à rendre plus légère la vie chaotique de la jeune Dickens. Alors pourquoi l’aurait-il quitté ? Pourquoi se serait-il détourné d’elle alors qu’ils avaient besoin l’un de l’autre pour survivre, pour vivre ? Dans cette pièce froide et aseptisé Largo voyait plus clair que jamais. Il était amoureux d’elle. Il ne savait pas si c’était le destin, ou la biologie, ou il ne savait quoi encore, mais il était tombé amoureux d’elle et se fichait désormais bien de ce que les autres en pensaient.

Certitude qui se scella dans le feu qui l’embrasa alors que Kensi l’embrassait avec passion. Il la connaissait assez bien pour savoir que ce baiser ne voulait rien dire et qu’il n’était pas sorti d’affaire pour autant. Ce qui était compréhensible, il l’avait blessée, il le savait, et il le regrettait amèrement. Kensi avait besoin de se sentir aimée et par-dessus tout de se sentir en sécurité, il avait compris ça à leur première rencontre, malheureusement l’ancien militaire ne s’était jamais senti en sécurité nulle part, d’où sa maladresse à offrir à la jeune femme ce dont elle avait tellement besoin. Mais il faisait tout pour y parvenir. Il la regarda s’éloigner de lui et énoncer son ultimatum. Il n’était pas surpris, ce n’était qu’une question de temps avant qu’ils ne parviennent à ce tournant de leur relation. « Kensi… » Souffla-t-il en se glissant dans son dos sans oser poser la main sur son épaule tremblante. Il ne voulait qu’une chose à cet instant croiser son regard et lui avouer qu’il l’aimait, de chaque fibre de son être. Mais il était encore marié et il ne supportait pas l’idée de prononcer ces quelques mots à Kensi avant d’avoir réglé son divorce. Par respect pour les deux femmes qui partageaient sa vie à l’heure actuelle. Il avait déjà du mal à vivre avec cet étiquette de mari infidèle que toute cette histoire lui avait collé, ce n’était pas pour brader sa première déclaration d’amour à Kensi. Il le lui dirait les mots qu’elle attendait tant, quand le jour serait venu. Et pour le moment… Sa main fouilla à la hâte à la poche de sa veste de cuir vieilli pour venir rencontrer un petit étui de velours qu’il ouvrit fébrilement. Il en sorti un fin collier d’argent auquel était attaché un pendentif en forme d’arbre de vie. Il n’y avait qu’à poser son regard sur le bijou pour voir qu’il avait déjà bien vécu. D’un geste délicat il écarta la longue chevelure de la jeune femme pour glisser le collier autour de son cou et venir l’attacher, la main tremblante. La bouche proche de son oreille il murmura : « Il appartenait à ma mère, et à sa mère avant elle… » Ce n’était certainement pas les mots qu’elle attendait mais c’était tout ce qu’il pouvait lui offrir à cet instant. Il la fit doucement tourner vers lui pour croiser son regard, gardant une main dans sa nuque comme pour l’empêcher de le fuir. « Je ne t’ai jamais considérée comme une passade Kensi, jamais. J’aimerais simplement que tu cesses de douter de la sincérité de mes sentiments, ils sont bien réels et ils ne sont pas prêts de changer, je t’en fais la promesse. » Son regard accrochait le sien pour appuyer chacun de ses mots, pour qu’elle comprenne qu’il n’allait nulle part et qu’elle pouvait compter sur lui, n’importe quoi et pour n’importe quoi.


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MessageSujet: Re: Here I go, I'll tell you what you already know. [r.]   Mar 19 Juin - 9:19

Pour une gamine mal aimée qui a passé plus de temps à boire, fumer, commettre des délits et des larcins pour se retrouver clouer sur une chaise dans une salle d'interrogatoire pendant des heures, concevoir l'amour était chose quasi-impossible. Comment se matérialisait-il ? Comment pouvait-on l'avoir ? Comment savoir quand il était ? S'enivrant en silence de tout ce qui pouvait l'aider à en savoir plus, elle n'avait compris que trop tard son malheur de chercher à obtenir cette chose si douloureuse. Au début, elle l'avouait sans peur, son histoire avec Largo n'avait été qu'un jeu, comme un stupide paris qui lui permettait de se rassurer qu'elle avait un pouvoir incroyable sur la gente masculine, si puissant qu'il transcendait les âges et les conditions. Mais pour pouvoir le garder, elle avait oser ôter son masque de fausseté, celui qu'elle revêtait chaque fois qu'elle devenait Kensi, la délinquante aux mille excès. Et ce fut sa plus grande erreur. Il avait été le seul à apprécier la vraie Kensi, et à chaque instant qu'elle l'avait cotôyé, elle avait laissé cette Kensi la submerger totalemment. Il était impossible aujourd'hui d'arracher à la petite Kensi si innocente et naïve cet amour, sinon elle périrait. C'était d'ailleurs pour cela que quand ils se disputaient ou se séparaient trop longtemps, elle tombait encore plus facilement dans une spirale d'autodestruction. Le perdre, aurait été pire que perdre sa propre vie. Les mains jointes fortement à s'en faire déplacer les os carpiens, elle espérait qu'il ne s'en aille pas, qu'il lui dise les mots qu'elle avait besoin d'entendre.

Quand elle l'entendit souffler son prénom, elle retint sa respiration, sentant la sentence qui allait bientôt s'abbatre sur elle comme la lame tombe sur le condamné. Elle crut défaillir, tremblant comme un faon arrosé par la pluie. Elle se surprit d'ailleurs à fermer ses yeux avec force, comme pour échapper à la réalité. Allait-elle pleurer ? Serait-elle suffisament désabusé pour lui rire au nez et partir ? Mais rien ne venait à part le contact de sa main puissante sur son épaule. Elle sursauta alors qu'elle sentit ses doigts effleurés la peau de sa nuque pour ôter ses longs cheveux bruns. Telle des goutelettes d'eau glissant le long de sa peau, elle sentit la chaîne froide d'un collier glisser dans les creux de sa gorge blanche. Par réflexe, sa main monta immédiatement pour effleurer le médaillon et elle se pencha pour observer, le souffle coupée, le collier qu'il lui enfilait. « Il appartenait à ma mère, et à sa mère avant elle… » Le murmure glissa sur elle et elle en eut le souffle coupé. C'était de mémoire le plus beau cadeau qu'on ne lui avait jamais offert, de loin la chose la plus personnelle et unique qu'on pouvait donner. Bien sûr qu'elle avait déjà eu des bijoux, plus luxueux, plus cher, mais ils n'étaient sans valeur car sans histoire et sans sens particulier. Elle portait probablement ce qui aurait du revenir de droit à sa femme, et elle sentit soudain la lourde responsabilité que le port de ce magnifique bijou signifiait. Lorsqu'il la tourna vers lui, elle resta incroyablement forte, et se surprit à se tenir droite, gonflée d'une confiance et d'une assurance nouvelle. Elle hocha doucement la tête, écoutant et comprenant l'importance de chacun de ses mots. Sur ses lèvres se dessina un léger sourire. Elle posa alors sa main sur sa joue rigeuse, frôlant sa peau du bout de son pouce alors qu'elle plongeait son regard dans le sien pour lui offrir ce qu'elle avait de plus précieux à lui donner. « Je sais pourquoi tu ne peux pas me le dire » commença-t-elle hésitante, sa voix tremblante d'émotion « Mais moi rien ne me retiens » Elle se hissa sur la pointe des pieds, déposant un rapide baiser sur le coin de ses lèvres, le serrant dans ses bras pour pouvoir accéder au creu de son oreille « Je t'aime » murmura-t-elle. Elle resta un instant suspendu à lui, par peur peut être de le lâcher pour ne pas affronter son regard et pour l'obliger à ne pas se sauver en courant. Car à présent, il avait entre ses mains son coeur et elle savait à quel point il était glissant et fragile. Elle se recula, toujours le regard fort et déterminé, et articula avec émotion. « Je t'aime et je te promets de me battre chaque seconde pour que tu puisses me le dire aussi un jour » Elle sourit tristement car elle savait que ce n'était pas gagné, elle savait qu'elle souffrirait et qu'ils seraient tous les deux soumis à rude épreuve, mais elle était prête, prête pour lui à se battre, à ne pas être impassible et neutre, car elle voulait le soutenir dans son combat quotidien, comme le fait une femme qui aime réellement.



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MessageSujet: Re: Here I go, I'll tell you what you already know. [r.]   Mar 19 Juin - 17:01

Largo se souvenait très précisément de sa rencontre avec Kensi, même si celle-ci lui avait maintes fois demandé d’effet ce souvenir de sa mémoire. Avec deux collègues ils avaient été appelés sur les lieux d’une soirée un peu trop arrosée par des voisins qui en avaient sans doute marre du tapage nocturne. Les trois pompiers s’étaient séparés afin de couvrir un maximum de terrain et aider les plus imbibés. C’était au détour d’un couloir que l’ancien militaire avait trouvé Kensi, évidemment accompagnée de la flamboyante Jodie. Toutes les deux complètement soûles l’avaient pris pour un strip teasers et avaient passé un quart d’heure à essayer de le déshabiller en riant comme des folles. La patiente légendaire de Largo avait atteint des limites cette nuit et il avait fini par s’emporter, attrapant Kensi par le bras et confiant Jodie à l’un de collègue pour les embarquer à l’extérieur de la fête où des flics les attendaient. Ils n’étaient qu’à quelques pas de l’officier quand Kensi le supplia de rester avec elle. Le ton de sa voix et le regard perdu qu’il croisa suffirent à le convaincre de négocier la clémence du policier. Jodie serait raccompagnée chez elle plutôt qu’au poste et Largo se chargerait de Kensi. La brune s’était endormie sur la banquette arrière de son pick-up avant même d’avoir eu le temps de lui donner son adresse, si bien que le pompier la fit dormir dans son lit cette nuit là, héritant de son côté pour le canapé défoncé. Au petit matin, la belle avait pris la poudre d’escampette en laissant derrière elle un simple ‘merci’ griffonné à la hâte sur le miroir de la salle de bain, sans doute à l’aide de son rouge à lèvres. Largo ne l’avait pas effacé avant deux bonnes semaines – et pas seulement par flemme de faire le ménage…

Ces bribes de souvenirs lui apparaissaient souvent par flash, comme pour lui rappeler pourquoi il s’était si rapidement et si profondément attaché à la jeune femme. Et c’était le cas à cet instant, alors qu’il lui avouait – seulement à demi mots – ce qu’il ressentait pour elle. Son corps entier s’électrisa alors que Kensi lui murmurait ce que lui-même était encore incapable de lui dire. Jamais il n’aurait imaginé qu’elle soit la première d’eux deux à les prononcer, et ce simple constat accéléra encore un peu plus les battements de son cœur. Ses mains glissèrent le long de son dos pour la coller un peu plus à lui et l’enserrer dans ses bras avec force et passion Dans ces instants il avait toujours peur de la briser de sa simple étreinte. Attrapant doucement le menton de la jeune femme pour relever son visage vers lui, il vint rencontrer ses lèvres avec une délicatesse qu’on n’aurait rarement soupçonnée chez lui. Sa main remontant le long de sa mâchoire pour venir se perdre dans la chevelure ébène de la jeune femme il insuffla plus d’ardeur et de passion à leur baiser avant de se détacher d’elle, à bout de souffle. « Tu sais, j’ai vraiment cru qu’il était arrivé quelque chose… » Murmura-t-il contre ses lèvres en repensant à cette peur incontrôlée qui s’était emparé de lui quelques dizaines de minutes plus tôt. Il connaissait le comportement autodestructeur de la jeune femme pour l’avoir trouvée plusieurs fois dans des états proches du coma. Alcool divers et substances illicites faisaient partie intégrante de son régime quotidienne et il ne le supportait pas. Pour autant il savait que lui faire la morale ou chercher à lui imposer un sevrage l’aurait fait fuir pour de bon, alors il prenait son mal en patience, restait à ses côtés et attendait simplement le jour où elle déciderait de demander de l’aide. Il espérait simplement que ce jour arrive avant qu’il ne soit trop tard. « Je ne sais pas ce que je ferais sans toi Kensi. » Avouta-t-il, sincère, sans la quitter des yeux. Il nourrissait le fol espoir que son amour sauverait Kensi de ses démons. C’était tout ce qu’il avait à lui offrir pour la sortir de cet enfer et il s’en voulait parfois de ne pouvoir lui offrir complètement.


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And the arms of the ocean are carrying me. And all this devotion was rushing out of me. In the crushes of heaven for a sinner like me. But the arms of the ocean delivered me.
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Here I go, I'll tell you what you already know. [r.]
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